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Déclaration IR 2019 : vos placements financiers

agnes-hector Par Le 09/04/2019

Pour la première fois cette année, vous avez le choix entre une imposition de vos gains financiers au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% ou au barème progressif. Nos conseils pour cocher la bonne case et ne pas payer un euro de trop.

Si vous pensez que l’année blanche vous dispense de faire votre déclaration (en 2019) de revenus 2018, vous avez tort. Cette année encore, vous allez devoir déclarer l’ensemble de vos revenus de l'année précédente.

Et ce, même si la plupart de ces revenus 2018 ne seront pas imposés. Avec la mise en place du prélèvement à la source, vous payez en effet, en 2019, l'impôt sur vos salaires, pensions de retraite et revenus locatifs touchés en 2019 (sur la base d'un taux calculé à partir de vos revenus 2017).

Mais d’autres, comme les revenus des placements financiers, restent taxables en 2018 !

Vous avez probablement constaté que depuis le 1er janvier 2018, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou "flat tax" s’applique d’office à l’ensemble de vos revenus financiers, hors plus-values mobilières et revenus perçus dans un PEA. Dividendes et intérêts vous ont été versés nets d’impôt. Un prélèvement forfaitaire de 30% s’est appliqué, à la source, dont 12,8% au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2% au titre des prélèvements sociaux.

Pour les plus-values sur titres, c’est différent. Le PFU ne s’applique qu’après déclaration des plus-values, afin de tenir compte, le cas échéant, des moins-values réalisées en cours d’année ou celles en report.

Quand opter pour une imposition au barème progressif

L’arrivée de la flat tax est plutôt une bonne nouvelle pour les contribuables imposés dans les tranches élevées du barème. Afin de ne pas pénaliser les autres contribuables, notamment les personnes non imposables, le législateur permet aux contribuables de choisir une imposition au barème progressif qui permet de conserver :

  • l’abattement de 40% sur les dividendes
  • les abattements pour durée de détention (pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018)
  • la déductibilité de la CSG à hauteur de 6,8%.

L’option s’effectue lors de la déclaration de revenus.

Vous pouvez trouver sur Internet des tableaux comparatifs entre la flat tax et l’imposition au barème progressif en fonction de la nature du revenu (intérêt, dividende, plus-value).

Mais les épargnants n'ont rarement qu’une seule catégorie de revenu. La flat tax pourra s’avérer plus intéressante pour les dividendes et moins intéressante pour les plus-values (du fait de l’abattement pour durée de détention).

Or l’option est globale. Vous ne pouvez pas choisir la flat tax pour les dividendes et le barème progressif pour les plus-values. Le choix est donc complexe.

Vous avez tout intérêt à faire des simulations en utilisant l’outil mis en place sur le site impot.gouv.fr en accès libre. Vous devez dans un premier temps renseigner toutes les cases relatives à vos revenus, sans cocher la case 2 OP (réservée à l’option pour le barème).

La calculette vous indique le montant dû en tenant compte de l’imposition à la flat tax. Dans un deuxième temps, vous renouvelez l’opération en cochant la case 2 OP et vous comparez les deux résultats obtenus.

Astuces à connaître pour vos simulations

Il est préférable d’utiliser le simulateur " Modèle complet" qui permet d’indiquer les abattements pour durée de détention applicables, le cas échéant à vos plus-values sur actions.

Pour obtenir la case 2OP, il est nécessaire d’indiquer que vous avez des revenus de capitaux mobilier (intérêts et dividendes) même si vous ne déclarez que des plus-values sur titres.

Enfin n’oubliez pas qu’une option pour le barème progressif aura pour effet d’augmenter le taux de prélèvement à la source qui sera calculé à l’issue de votre déclaration de revenus.

Bon à savoir : l’option ne vous engage pas dans la durée. Vous serez libre de changer d’avis l’année prochaine.