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Déclaration IR 2019 : vos placements financiers

Pour la première fois cette année, vous avez le choix entre une imposition de vos gains financiers au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% ou au barème progressif. Nos conseils pour cocher la bonne case et ne pas payer un euro de trop.

Si vous pensez que l’année blanche vous dispense de faire votre déclaration (en 2019) de revenus 2018, vous avez tort. Cette année encore, vous allez devoir déclarer l’ensemble de vos revenus de l'année précédente.

Et ce, même si la plupart de ces revenus 2018 ne seront pas imposés. Avec la mise en place du prélèvement à la source, vous payez en effet, en 2019, l'impôt sur vos salaires, pensions de retraite et revenus locatifs touchés en 2019 (sur la base d'un taux calculé à partir de vos revenus 2017).

Mais d’autres, comme les revenus des placements financiers, restent taxables en 2018 !

Vous avez probablement constaté que depuis le 1er janvier 2018, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou "flat tax" s’applique d’office à l’ensemble de vos revenus financiers, hors plus-values mobilières et revenus perçus dans un PEA. Dividendes et intérêts vous ont été versés nets d’impôt. Un prélèvement forfaitaire de 30% s’est appliqué, à la source, dont 12,8% au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2% au titre des prélèvements sociaux.

Pour les plus-values sur titres, c’est différent. Le PFU ne s’applique qu’après déclaration des plus-values, afin de tenir compte, le cas échéant, des moins-values réalisées en cours d’année ou celles en report.

Quand opter pour une imposition au barème progressif

L’arrivée de la flat tax est plutôt une bonne nouvelle pour les contribuables imposés dans les tranches élevées du barème. Afin de ne pas pénaliser les autres contribuables, notamment les personnes non imposables, le législateur permet aux contribuables de choisir une imposition au barème progressif qui permet de conserver :

  • l’abattement de 40% sur les dividendes
  • les abattements pour durée de détention (pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018)
  • la déductibilité de la CSG à hauteur de 6,8%.

L’option s’effectue lors de la déclaration de revenus.

Vous pouvez trouver sur Internet des tableaux comparatifs entre la flat tax et l’imposition au barème progressif en fonction de la nature du revenu (intérêt, dividende, plus-value).

Mais les épargnants n'ont rarement qu’une seule catégorie de revenu. La flat tax pourra s’avérer plus intéressante pour les dividendes et moins intéressante pour les plus-values (du fait de l’abattement pour durée de détention).

Or l’option est globale. Vous ne pouvez pas choisir la flat tax pour les dividendes et le barème progressif pour les plus-values. Le choix est donc complexe.

Vous avez tout intérêt à faire des simulations en utilisant l’outil mis en place sur le site impot.gouv.fr en accès libre. Vous devez dans un premier temps renseigner toutes les cases relatives à vos revenus, sans cocher la case 2 OP (réservée à l’option pour le barème).

La calculette vous indique le montant dû en tenant compte de l’imposition à la flat tax. Dans un deuxième temps, vous renouvelez l’opération en cochant la case 2 OP et vous comparez les deux résultats obtenus.

Astuces à connaître pour vos simulations

Il est préférable d’utiliser le simulateur " Modèle complet" qui permet d’indiquer les abattements pour durée de détention applicables, le cas échéant à vos plus-values sur actions.

Pour obtenir la case 2OP, il est nécessaire d’indiquer que vous avez des revenus de capitaux mobilier (intérêts et dividendes) même si vous ne déclarez que des plus-values sur titres.

Enfin n’oubliez pas qu’une option pour le barème progressif aura pour effet d’augmenter le taux de prélèvement à la source qui sera calculé à l’issue de votre déclaration de revenus.

Bon à savoir : l’option ne vous engage pas dans la durée. Vous serez libre de changer d’avis l’année prochaine.

SCPI : le succès de 1960 à aujourd’hui

Le plus souvent appelées Pierre Papier, les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) existent aujourd’hui depuis les années 60. Elles ont été créées initialement pour répondre au besoin des investisseurs d’acquérir des actifs immobiliers de type commercial et d’entreprise (bureaux, commerces, murs de magasins, locaux d’activités, parkings, etc),un investissement, qui comme on le sait, exige une mise de fonds importante.

Cette catégorie d’actifs était d’ailleurs très prisée et l’est toujours car :

- elle assure une stabilité de rendements aux investisseurs ;
- elle génère des rendements largement supérieurs à ceux générés par des actifs locatifs ;

Les SCPI ou plutôt leur création, constituaient donc une réponse à ce besoin puisque non seulement, elles y répondaient, mais apportaient en plus, des avantages non négligeables pour les investisseurs :

- plus de sécurité et de stabilité des revenus ;
- une mutualisation des risques locatifs (les SCPI comptent généralement plusieurs locataires);
- un ticket d’entrée faible ce qui les rend facilement accessibles ;
- une diversification d’actifs (les SCPI investissent sur différentes catégories d’actifs) ;

Les SCPI sont très avantageuses pour qui souhaite se positionner sur de l’immobilier commercial et d’entreprise avec plus de sécurité et d’avantages. Il faut également noter que les  SCPI restent un investissement non coté en bourse.

1 - Expansion et développement des SCPI

Le développement des SCPI a débuté très tôt après leur création. En effet, dès les années 1980, le marché des SCPI a enregistré une phase de croissance du volume de collecte avec un pic à 11,5 milliards en 1990.

Il faut noter qu’existaient alors diverses catégories de SCPI :

- les SCPI de rendement (qui ont vocation à générer des revenus) ;
- les SCPI fiscales (qui ouvrent droit à des réductions d’impôt selon le dispositif de réduction fiscale auquel elles sont adossées) ;
- les SCPI de plus value (qui créent principalement de la plus value à terme).

Le développement des SCPI ne s’est pas arrêté et continue jusqu’à présent.

De 2010 à 2016, la collecte nette sur le marché a donc connu une augmentation de près de 130 % avec en 2016, une collecte à plus de 5 milliards d’euros.

Pour rappel, il existe plusieurs types de SCPI :

- des SCPI de bureaux ;
- des SCPI de commerces ;
- des SCPI diversifiées ;
- des SCPI résidentielles

Le principe de fonctionnement des SCPI et ses performances ont donc conquis un nombre important de personnes qui ont fait le choix d’y investir. Ceci a également été favorisé par la création de nouvelles sociétés de gestion et donc de nouvelles SCPI répondant désormais à certaines spécificités.

2 - Les nouveaux moteurs des SCPI : développement durable et Europe

Les SCPI à travers les années, ont su se réinventer.

L’univers des SCPI a subi lui aussi, les effets de la crise survenue en 2008. En effet, le marché des bureaux n’a pas été épargné.

La crise économique a :

- rendu les conditions d’accès au crédit plus difficiles ;
- augmenté l’aversion au risque des investisseurs.

Ces nouveaux paramètres ont donc obligé les SCPI à réduire leurs volumes d’investissements afin de maintenir le niveau des rendements servis aux investisseurs grâce également au coussin de sécurité constitué.

Aussi, il faut savoir que les SCPI disposent d’une résistance naturelle dans leur principe de fonctionnement même.

D’une part, elles envisagent leurs investissements sur le long terme, ce qui leur permet de pouvoir lisser dans le temps, les conséquences liées aux aléas des cycles immobiliers. D’autre part, le fait qu’elles ne soient pas cotées en bourse, leur permet d’échapper aux soubresauts des marchés financiers.

Les SCPI ont donc montré leur capacité à traverser les crises et à les affronter. Dans la poursuite de leur développement, et compte tenu du nombre de SCPI qui est en croissante augmentation sur le marché, il est très tôt apparu aux sociétés de gestion, qu’il fallait se singulariser. Dès lors, les SCPI se spécialisent dans une typologie d’actifs bien précise ou sur l’un des deux moteurs suivants : l’Europe et le développement durable.

SCPI spécialisées

La grande tendance est à cette catégorie de SCPI. Elles sont considérées comme porteuses de croissance. Ainsi, nombreuses sont les SCPI qui ont choisi de se spécialiser sur une typologie d’actifs bien précise telle que les bureaux, les commerces, la santé, l’hébergement, etc.

SCPI européennes

Il s’agit de SCPI qui vont investir dans tous types d’actifs diversifiés et répartis dans plusieurs pays d’Europe ou au delà.

SCPI et le développement durable

Ce sont des SCPI de rendement qui investissent sur des actifs répondant à des normes environnementales. Elles s’inscrivent donc dans une démarche éco responsable.

Il apparaît donc que l’investissement en SCPI n’est pas à prendre à la légère. Le support de placement a prouvé au fil des années sa capacité à se réinventer sans cesse et à surmonter les crises. Leur développement en est d’ailleurs plus important plus qu’on en compte désormais sur le marché, plus de 150. Il est donc primordial avant de se lancer dans l’investissement, d’effectuer en amont une une bonne analyse des SCPI.

Votre conseiller AVENIR & SERENITE PATRIMOINE propose à cet effet, une sélection des meilleures SCPI du marché et se tient à votre disposition pour vous accompagner dans votre projet. Contactez-le au 09 81 48 61 15