Vos actions non cotées

Investir au capital de PME : mode d'emploi

Diversifier son patrimoine

Entrer au capital (acheter des actions) d'une PME à fort potentiel spécialisée dans le numérique, la santé ou l'environnement est un bon moyen de diversifier son patrimoine.

Le financement participatif d'entreprises s'est largement développé ces dernières années :devenir actionnaire d'une PME française ou européenne non cotée est accessible aux particuliers grâce à une mise de départ assez faible, à partir de 100 €. Cet investissement impose de bloquer son argent pendant plusieurs années jusqu'à la revente de ses parts à un autre investisseur (qu'il faut trouver...) ou la vente de la société. En contrepartie, cela permet de bénéficier d'un fort avantage fiscal.

Parier sur des PME est aussi extrêmement risqué du fait du nombre élevé de faillites des jeunes entreprises. Pour avoir droit à l'avantage fiscal, il faut, en effet, que la PME capitalisée respecte certains critères : être en phase d'amorçage ou de démarrage, compter un nombre limité de salariés... C'est la raison pour laquelle il est recommandé de ne pas placer plus de 5 % de son patrimoine dans des PME.

Réduire son impôt sur le revenu ou l'isf de milliers d'euros

Investir dans une PME donne le choix entre plusieurs avantages fiscaux. Vous pouvez bénéficier d'une réduction de votre impôt sur le revenu à hauteur de 18 % du versement dans la limite de 50 000 € (personne seule) ou de 100 000 € (couple marié ou pacsé), soit une réduction maximale de 9 000 ou de 18 000 €. En outre, vous devez conserver vos parts au moins 5 ans pour profiter de l'avantage fiscal excepté dans certains cas modifiés par la loi Macron adoptée le 10 juillet 2015 (décès, invalidité ou cession en raison d'un pacte d'associés...). Autre possibilité, le dispositif autorise à déduire de son impôt de solidarité sur la fortune (ISF) 50 % des sommes investies dans la limite de 90 000 € (réduction d'impôt maximale de 45 000 €). Par exemple, un investissement de 50 000 € permet une déduction fiscale de 25 000 €. Pour en bénéficier, les parts doivent être conservées au moins 5 ans.

Avantage différent en cas de souscription en PEA

Si vous ne souhaitez pas bénéficier d'une réduction d'impôt à l'entrée, vous pouvez opter pour un avantage fiscal à la sortie. Cela est possible en investissant dans le capital de PME via un plan d'épargne en action. Instauré en 2014, le PEA PME permet d'investir jusqu'à 75 000 € dans des jeunes entreprises mais aussi des sociétés de taille intermédiaire dont le chiffre d'affaires n'excède pas 1,5 Md€. Ce PEA constitue une enveloppe fiscale très intéressante : après 5 ans de détention, les plus-values échappent à l'impôt sur le revenu. Le gain net est uniquement soumis aux prélèvements sociaux de 15,5 %. En cas de retrait entre 2 et 5 ans, le taux d'imposition s'élève à 19 % (+ 15,5 %) et, en cas de retrait avant deux ans, le taux est de 22,5 % (+ 15,5 %). Les moins-values peuvent être reportées sur les 10 années suivantes.

Passer par une plate-forme spécialisée

Les plate-formes spécialisées permettent de trouver des entreprises à fort potentiel en vous mettant en relation avec de jeunes start-up à l'exemple de Alternativa, Finance utile, WiSEED, Happy Capital, Anaxago ou encore Smart Angels... Pour faire votre choix parmi les entreprises, elles donnent accès à de nombreuses informations sur leur site (activité de la PME, portrait du fondateur, comptes et rapports financiers...). Elles précisent aussi l'avantage fiscal possible pour chaque projet. En outre, certaines plates-formes suivent les entreprises une fois leur financement assuré.

Investir en direct ou via une holding

Ces plates-formes se rémunèrent en prélevant entre 5 et 10 % des financements. Par exemple, Finance Utile prend 5 % du montant investi et 10 % en cas de plus-value. WiSEED prélève 5 % en une seule fois au moment de l'investissement et 20 % en cas de plus-value lors de la revente. Les plates-formes n'adoptent pas toutes le même fonctionnement. Chez Happy Capital ou Smart Angels, vous investissez directement dans le capital de la PME. Chez Finance Utile ou WiSEED, vous pouvez passer par des holdings constituées pour l'occasion. Même si le financement participatif est mieux réglementé depuis le 1er octobre 2014, prenez vos précautions. Pour choisir la bonne plate-forme, vérifiez bien qu'elle est immatriculée sur le site www.orias.fr en tant que conseiller en investissement participatif. À ce titre, elle doit vous fournir toutes les informations nécessaires au choix de votre investissement comme l'activité de la PME et les risques qui en découlent, les frais supportés à la souscription et à la revente ou encore les conditions de cession des parts ou actions. Elle doit aussi vous proposer de vous identifier et d'accepter la prise de risque que vous encourez avec ce type d'investissement.

Les trois formes du crowfunding

Le financement participatif existe sous trois formes : il peut s'agir soit d'un investissement en capital dans une PME permettant d'obtenir des dividendes ou une plus-value à la revente, soit d'un don accompagné de contrepartie symbolique en nature ou encore d'un prêt rémunéré par un taux d'intérêt. Dans ce dernier cas, les particuliers prêtent leur argent moyennant des intérêts pouvant atteindre autour de 6 % par an. C'est la spécialité de plates-formes comme, par exemple, Prêt d'Union (prêt entre particuliers) ou Unilend (prêt aux PME). La fiscalité est moins avantageuse : les intérêts sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 15,5 %.

Vous êtes intéressé par ce type d'investissement ?

Avant toute décision vérifiez que cela est adapté à votre situation personnelle : faites un point avec votre conseiller AVENIR & SERENITE PATRIMOINE.

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