Salarié : l'épargne retraite salariale

Alimentez les plans retraite proposés par votre employeur

Parmi les entreprises de plus de dix salariés, 27 % ont mis en place des dispositifs de retraite au profit de leurs salariés, taux qui grimpe à 41 % pour celles de plus de 200 salariés (selon une étude menée par l’institut de sondage CSA en 2010).

Tous les plans d’épargne retraite collectifs sont attractifs, à commencer par le contrat Article 39, en référence à l’article du code général des impôts définissant son régime fiscal. Ce dernier, plus connu sous le nom de « retraite chapeau », et ne profitant souvent qu’aux dirigeants, est intégralement financé par l’employeur. Dans ce cas, le bénéficiaire n’a qu’à patienter jusqu’à la retraite pour toucher le complément de revenu promis.

Plus répandus, les deux autres dispositifs sont aussi plus souples.

Les contrats Article 83 (3,5 millions de salariés en bénéficient) sont automatiquement alimentés grâce à des cotisations de l’employeur et du salarié.

En outre, depuis fin 2010, vous pouvez procéder à des versements complémentaires déductibles de vos revenus imposables. Dans le cas du plan d’épargne retraite collectif (Perco ; près de 900 000 bénéficiaires), tout l’intérêt vient de l’abondement de l’employeur.
Mais vous ne devez, tout de même, pas perdre de vue que l’épargne investie est – sauf cas exceptionnels – bloquée jusqu’à la retraite, et que vous percevrez ensuite une rente viagère.

Toutefois, avec un Perco – une exception parmi ces dispositifs –, vous pouvez demander à récupérer l’épargne accumulée à l’âge de votre départ à la retraite. Le capital perçu est alors exonéré d’impôt sur le revenu, et simplement soumis aux prélèvements sociaux, de 15,5 % actuellement.

Nos conseils : Financés totalement ou en partie par l’employeur, ces dispositifs ne sont que bénéfiques au salarié. Pour éviter une période de blocage trop longue et à condition d’être très imposés, les salariés disposant d’un contrat Article 83 ont plutôt intérêt à procéder à des versements complémentaires à l’approche de l’âge de la retraite. Sauf à avoir besoin d’argent immédiat, ceux disposant d’un Perco doivent, eux, profiter au maximum de l’abondement de l’employeur.

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