Profils et critères d'investissement

La prise de risques doit être calculée

Profils

Quatre types de comportements empruntés à la gestion financière de portefeuille se retrouvent fréquemment :

Le profil prudent

L'épargnant privilégie les placements sans risque, notamment les obligations, les livrets défiscalisés et l'assurance-vie investie sur des fonds en euros.

Le profil équilibré

Une part de risque contrôlée est acceptée en privilégiant les investissements à moyen terme permettant de concilier dynamisme et sécurité.

Le profil dynamique

La prise de risque dynamise l'épargne par la recherche de placements performants qui permettent de se prémunir des aléas des marchés financiers (OPVCM sectoriels, géographiques et PEA).

Le profil offensif

La règle consiste à prendre des risques pour gagner plus, une stratégie qui s'adresse aux investisseurs avertis (FCP sur les marchés émergents ou nouveaux marchés). Le potentiel de performance sera d'autant plus favorable que l'investissement sera régulier et durable.

Les critères d'investissement

La sécurité est souvent citée comme caractéristique essentielle de tout placement devant la liquidité, la fiscalité et, seulement après, la performance.

Le placement idéal qui allie sécurité, disponibilité et rendement élevé n'existe pas.

Il convient alors de maximiser les quatre critères d'investissements suivants :

La sécurité

Le rendement d'un placement constitue souvent sa prime de risque. Au nom de la sécurité, l'épargnant consent à renoncer à une certaine performance.

Elle correspond à la certitude plus ou moins grande d'obtenir un résultat sur un placement. Cette connaissance dépendra de la performance minimum garantie et de sa régularité.

En effet, de forts gains en capital sont synonymes de prise de risque élevée (le marché des actions ou de l'art, par exemple). A contrario, les obligations d'Etat ou garanties ne génèrent aucun risque dans la mesure où l'investisseur les conservera jusqu'à leur terme. Dans ce cas, le potentiel de gain est limité.

La liquidité

Elle représente la faculté de réaliser rapidement un placement, autrement dit de le transformer dans les meilleurs délais en liquidités.

La liquidité est totale ou immédiate lorsque l'argent peut être récupéré sans délai, c'est le cas notamment des obligations, des livrets d'épargne et des actions cotées. Pour celles-ci, le niveau des marchés peut réduire la performance si la vente intervient à un moment peu propice.

L'immobilier est le placement le moins liquide (montant de l'investissement, durée de la réalisation de la vente, cycles économiques porteurs ou non ...).

La fiscalité

Les pouvoirs publics influent sur la distribution et la qualité des produits au travers des prélèvements fiscaux, tantôt incitatifs, tantôt dissuasifs.

Aussi dans le choix d'un placement, la fiscalité doit être considérée comme un appoint.

Elle peut modifier sensiblement la pyramide des placements. Il ne faut cependant pas exclure systématiquement les produits soumis à imposition, ce qui importe avant tout c'est la perception d'un revenu net disponible supérieur.

En effet, il est préférable d'être imposé au barème de l'impôt sur le revenu sur des plus-values boursières qui ont rapporté 100  % que d'être exonéré sur un produit rémunéré à 2,5  %.

L'investisseur doit avant tout analyser les qualités intrinsèques du support.

Le rendement

Véritable mesure de l'efficacité de la gestion, la rentabilité d'un placement combine deux aspects : le revenu et la valorisation du capital.

Le revenu représente le fruit du capital, le rapport entre les deux s'analyse en termes de rendement : le loyer d'un bien, le dividende d'une action, l'intérêt d'une obligation.

La valorisation du capital s'exprime en plus-value lorsque le capital s'apprécie, en moins-value lorsqu'il se dévalorise.

Le gain réel de l'épargnant se mesure sur la durée de détention du bien après prise en compte de l'inflation et de la fiscalité.

L'horizon de placement

Pris en compte pour maximiser l'optimisation des objectifs recherchés, il doit être en adéquation avec l'âge de l'investisseur et son cycle de vie patrimonial. Cela permet de cerner la capacité d'épargne nécessaire pour atteindre les objectifs en utilisant la gamme de supports la mieux adaptée ou de procéder à certains arbitrages (ventes, donations, par exemple).

La durée doit être mise à profit pour accéder à certains marchés plus rémunérateurs.

En effet, pour optimiser un capital sur une longue durée, en vue du départ à la retraite, il est plus judicieux de privilégier le marché des actions dans un premier temps puis le marché obligataire sur les dernières années pour conserver le capital accumulé.

Les contraintes personnelles

La démarche patrimoniale consiste également à prendre en compte les contraintes de l'investisseur pour assurer une cohérence globale.

Nous recenserons les contraintes :

  • « rationnelles » : l'âge, la situation familiale et professionnelle, le niveau d'endettement, la durée d'investissement, l'état de santé, l'environnement, etc.
  • « irrationnelles » : l'attachement à un bien familial, la préférence pour la liquidité, pour l'immobilier, l'acceptation ou non du risque, etc.

Les contraintes professionnelles

Etudiant, fonctionnaire, salarié, cadre, professionnel libéral, dirigeant d'entreprise, expatrié, retraité : autant de statuts, autants de contraintes différentes.

Chaque investisseur doit aussi diversifier ses avoirs et les protéger des risques économiques et financiers inhérents à son activité professionnelle.

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