Le droit en vigueur avant la réforme
Jusqu’à présent, deux régimes coexistaient :
Le cumul intégral
Quand un assuré liquide sa retraite à taux plein — soit en atteignant l’âge légal et la durée requise, soit en atteignant l’âge du taux plein automatique (67 ans) — il peut reprendre ou poursuivre une activité professionnelle sans aucune limite de revenus. Les revenus d’activité ne réduisent pas la pension.
Le cumul plafonné
En l’absence de taux plein, le cumul reste possible, mais plafonné. Le total des revenus d’activité et de pension ne peut excéder :
160 % du SMIC brut, soit environ 2 820 euros bruts mensuels en 2025 ;
ou le dernier salaire brut perçu avant la liquidation, le plafond le plus favorable étant retenu.
Le nouveau cadre applicable à compter du 1er janvier 2027
La réforme introduit une rupture nette en distinguant désormais trois situations selon l’âge.
Avant l’âge légal de départ à la retraite
Pour les personnes liquidant leur retraite de manière anticipée, chaque euro de revenu professionnel sera déduit à 100 % de la pension, dès le premier euro. Autrement dit, le cumul devient économiquement neutre, voire dissuasif.
Entre l’âge légal et 67 ans
Le cumul reste autorisé, mais sous condition. Les revenus d’activité supérieurs à un seuil annuel d’environ 7 000 euros — seuil cohérent avec les plafonds sociaux existants, bien qu’encore à confirmer par décret — entraîneront une minoration de pension équivalente à 50 % de la part excédentaire.
Exemple :
Un retraité de 65 ans percevant 10 000 euros de revenus d’activité verra la fraction excédant 7 000 euros, soit 3 000 euros, entraîner une réduction annuelle de pension de 1 500 euros.
À partir de 67 ans
Le cumul redevient intégral. La pension n’est plus affectée par les revenus d’activité.