Votre épargne à la retraite

La retraite c’est plus de temps libre... mais aussi des revenus plus ou moins fortement revus à la baisse.

Faut-il chambouler son épargne pour conserver son train de vie ?

1 – Quand faut-il faire le point ?

Par définition, l’épargne retraite ne se constitue pas au tout dernier moment ! Dans l’idéal, elle se prépare même sur le très long terme. Il est conseillé de faire un point sur l’épargne retraite tous les 5 ans : à 35 ans, 40 ans, 45 ans, 50 ans… Cela, c'est la théorie ! En pratique, les personnes qui n'ont pas de conseiller s'en préoccupent souvent trop tard, parfois même seulement 2 ou 3 ans avant l’âge de départ.

Le fait d’avoir préparé sa retraite, en mettant régulièrement de l’argent de côté, n’empêche d’ailleurs pas d’avoir de nouveaux projets, qui ont des implications financières : On voit souvent des clients néo-retraités qui veulent déménager pour se rapprocher d’un logement familial, de leur région d’origine, ou plus simplement pour trouver un logement plus petit, afin de limiter les charges.

2 – Avez-vous besoin de revenus complémentaires ?

En moyenne, le niveau des pensions de retraite équivaut à un peu plus de 70% du salaire lors des dernières années d’activités selon les statistiques du Conseil d’orientation des retraites. Cependant, cette moyenne cache d’importantes disparités. Ce « taux de remplacement » varie en fonction de l’âge de départ à la retraite et du niveau de revenus. Ainsi ce taux est légèrement supérieur à 50% pour les anciens cadres ! Première préoccupation : faut-il piocher dans son épargne pour bien vivre à la retraite ?

Une problématique d’autant plus forte pour les travailleurs non salariés dont les retraites sont faibles.

Il faut commencer par quantifier le train de vie : on peut soit se baser sur les dépenses, avec un calcul classique de ''reste à vivre'', soit soustraire des revenus perçus avant la retraite, le montant épargné chaque mois.

Après avoir déterminé le train de vie habituel, il faut sécuriser une partie du capital pour compléter les revenus en fonction de ce train de vie, voire à réfléchir à réduire ce train de vie, si nécessaire. Après avoir fait ce point sur le besoin de revenus complémentaires, c’est carte blanche pour le montant restant, en fonction des envies et projets.

3 – Faut-il privilégier les rentes ou les retraits programmés ?

A l’heure du bilan, il s’agit aussi de savoir comment il est possible de retirer l’argent de vos différents produits d’épargne retraite. Certains permettent la sortie en capital, partielle ou totale. D’autres ne laissent pas d’autre choix que de sortir en rente viagère. Pour rappel, la rente se traduit par l’abandon du capital épargné au profit de l’assureur, et ce dernier vous garantit en contrepartie le versement d’une rente jusqu’à la fin de votre vie. Le montant de cette rente est calculé en fonction de votre espérance de vie. Il existe toutefois différentes options : la rente réversible, qui permet de faire bénéficier votre conjoint survivant de cette rente en cas de décès, ou encore la rente « certaine » (à « annuités garanties ») dont le versement est garanti pour vous (ou vos bénéficiaires désignés) pendant une durée donnée.

L’assurance vie offre une liberté de choix totale pour la sortie. Même constat pour les vieux Plans d’épargne populaire (PEP). Pas de restriction particulière à la retraite, non plus, pour l’ensemble de la gamme de produits bancaires : livrets, PEL, PEA… Le plan d’épargne salariale Perco peut lui soit être débloqué en une fois, en capital, soit être transformé en rente. En revanche, le Plan d’épargne retraite populaire (Perp) ne permet – sauf exceptions – que de retirer 20% de son capital, le reste étant versé sous forme de rente. Le contrat retraite Madelin, dédié aux indépendants, ne permet lui qu’une sortie en rente.

L’exemple d’une femme de 64 ans qui part à la retraite

Née en 1955, cette jeune retraitée dispose d’un pécule de 100 000 euros qu’elle souhaite dédier aux revenus complémentaires pour ses vieux jours.

Rente viagère. Si elle choisit la sortie totale en rente classique, elle va profiter d’une rente annuelle brute de 4 085 euros (340 euros par mois) en 2020, laquelle progressera petit à petit pour s’approcher des 4 300 euros au bout de 10 ans, et des 4 400 euros bruts au bout de 15 ans. Et ce jusqu’à la fin de sa vie.

Rachats programmés. Avec des rachats programmés de 340 euros par mois pendant 15 ans, cette jeune retraitée dispose de 4 080 euros de capital chaque année. Mais dans ce cas, au bout de 15 ans, il lui reste encore plus de 57 000 euros ! En cas de décès à l’approche de ses 80 ans, par exemple, cette somme revient donc aux bénéficiaires désignés.

Reste une différence de taille entre rente et sortie en capital : la fiscalité ! Dans le cas de l’exemple ci-dessus, et dans l’éventualité d’une sortie provenant d’un contrat d’assurance vie, les rachats programmés permettent de bénéficier de l’abattement annuel de 4 600 euros sur les gains. Autrement dit : pas d’impôt sur le revenu. En revanche, la sortie en rente viagère est imposée en fonction de l’âge du contribuable : en cas de premier versement à 64 ans, 40% du montant de la rente est soumise à l’impôt sur le revenu.

Le seul avantage de la rente, c’est qu’elle rassure : donc dans le cas d’un client faiblement imposé, sans conjoint et sans enfant, la rente peut présenter l’intérêt de la simplicité. Sinon, votre conseiller AVENIR & SERENITE PATIRMOINE conseille plutôt l’assurance vie, avantageuse d’un point de vue fiscal et successoral, et disposant souvent d’une plus large palette de supports financiers.

4 – Faut-il passer au 100% sécurisé ?

Sitôt arrivée l’âge de la retraite, faut-il oublier les Plans d’épargne en actions (PEA) et les unités de compte de l’assurance vie ? Pourquoi, à 65 ans, faudrait-il cesser tout investissement en actions ou fonds d’investissement, alors que vous avez détenu des actions pendant de nombreuses années ? Les épargnants enclins à prendre des risques peuvent continuer à la retraite. Il ne faut pas nécessairement gommer toute prise de risque. Tout dépend des revenus à la retraite : avec une pension de 1 000 euros, bien évidemment, mieux vaut sécuriser son épargne et la conserver sur les produits où elle est disponible. Avec 4 000 euros de revenus mensuels à la retraite, en revanche, rien n’empêche de conserver une part de risque ! Peut-être en se limitant à 30% de produits risqués Par ailleurs, si la retraite n’a pas été préparée, et donc en l’absence d’une épargne significative, on ne peut pas faire de miracle ! Dans ce cas, il faut conserver le petit pécule en épargne de précaution. Sur des placements sécurités, donc, de type livrets, fonds en euros de l’assurance vie…

5 – Faut-il conserver toute votre épargne ?

A l’âge de la retraite, certains vont vouloir privilégier leurs enfants, et d’ores et déjà effectuer des donations. Votre onseiller AVENIR & SERENITE PATRIMOINE incite toutefois ses clients à anticiper leurs vieux jours et la question de la perte d'autonomie : il ne faut pas tout donner aux enfants, tout de suite : il faut aussi se poser la question du décès éventuel de l’un des membres du couple, et savoir quels seraient alors les revenus et le patrimoine du conjoint survivant. Il faut aussi anticiper le coût de la dépendance. Ce n'est qu'une fois ce calcul effectué que la donation est envisageable.

Le point sur les biens immobiliers

Si vous possédez des biens immobiliers locatifs, le départ à la retraite ne change nullement la donne. Cela permet de toucher des loyers, donc de générer un complément de revenus, éventuellement de profiter d’avantages fiscaux… Restent les contraintes de l’immobilier locatif : il faut se demander si l’on a envie de gérer durablement les impayés, les travaux, les problèmes de locataires… C’est une question personnelle Qui ne se pose pas forcément si l’administration des biens est déléguée à un gestionnaire locatif. Les SCPI peuvent être une bonne solution : plus souples, mieux diversifiées et moins contraignantes.

En revanche, nous voyons la résidence principale comme un sujet « central » : si vous n’êtes pas propriétaire de votre résidence principale, vous pouvez subir une éventuelle inflation des loyers, alors que la pension risque elle de progresser moins rapidement. Et quoi qu'il arrive, on ne la donne pas, c'est "la dernière poire pour la soif !"

Vous souhaitez échanger sur ce sujet avec votre conseiller AVENIR & SERENITE PATRIMOINE ? Contactez-nous au 09 81 48 61 15 ou par mail.

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