Vos dividendes

La taxation 2018 des dividendes

Les dividendes versés à partir de 2018 seront soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30%. Toutefois, si c’est plus intéressant pour vous, vous pourrez opter pour l’imposition au barème progressif, ce qui vous permettra de continuer à profiter de l’abattement de 40% jusqu’ici en vigueur.

Les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2018 modifient en profondeur les prélèvements fiscaux et sociaux sur les dividendes d’actions.

À compter du 1er janvier 2018, les dividendes supportent dès leur versement, soit à la source, la «flat tax» ou prélèvement forfaitaire unique de 30% : 17,2% de prélèvement sociaux incluant la hausse de 1,7 point de CSG et 12,8% de prélèvement forfaitaire.

Important : si votre revenu fiscal de ­référence ne dépasse pas 50.000 euros pour un célibataire, divorcé ou veuf et 75.000 euros pour un couple soumis à une imposition commune, vous pouvez être dispensé du prélèvement forfaitaire de 12,8%.

La dispense vous permet de différer le paiement de votre impôt. Pour en bénéficier, vous devez formuler votre demande auprès de vos établissements financiers au plus tard le 30 novembre de l’année précédant la perception du dividende.

 

Le Barème progressif toujours possible

 

Les dividendes encaissés en 2018 devront être déclarés en mai 2019 avec vos autres revenus de 2018.

Si cela est plus intéressant pour vous, l’option pour le barème progressif reste possible. En indiquant sur votre déclaration de revenus, que vous optez pour le barème progressif, le prélèvement forfaitaire de 12,8% sera déduit de l’impôt dû, si bien sûr vous l’avez payé et n’avez donc pas profité du mécanisme de dispense.

 

En cas d’excédent, le surplus vous sera restitué. L’option du barème progressif vous permet de conserver l’abattement de 40% sur les dividendes bruts et la CSG déductible de 6,8%.

Attention, l’option du barème progressif vous engage puisqu’elle est globale pour l’année en question, et concerne donc aussi les coupons, intérêts et plus-values mobilières.

Imposition au PUF ou à l’impôt sur le revenu ?

Si vos revenus sont imposables à la tranche à 14%, vous avez tout intérêt à opter pour le barème (voir le tableau ci-dessous), car le taux de pression fiscale sera inférieur à celui du PFU (a fortiori si vos revenus ne sont pas imposables).

En revanche, si vos revenus sont imposables dans la tranche à 30% ou plus, vous aurez intérêt à opter pour le PFU.

La nouvelle fiscalité des dividendes est-elle plus attractive ?

Tout dépend de votre tranche marginale d’imposition. Jusqu’en 2017, les dividendes s’ajoutaient à vos revenus – avec un abattement à la base de 40% – et étaient donc imposés au taux marginal, celui de la plus haute tranche (14%, 30%, 41% ou 45%).

A ce tribut, il convenait d’ajouter les prélèvements sociaux au taux global de 15,5%, qui, eux, sont assis sur le montant total avant abattement.

A partir de 2018, vous aurez le choix entre le prélèvement forfaitaire unique de 30% (12,8% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux) et le barème (avec l’abattement de 40% et des prélèvements sociaux qui passent à 17,2%). 

Comparatif entre imposition au PUF (30%) ou à l'impôt progressif *

Taux marginal d'imposition Dividendes
  PUF IR
0% 30% 17,20%
14% 30% 24,65%
30% 30% 33,16%
41% 30% 39,01%
45% 30% 41,14%
* Compte tenu des prélèvements sociaux au taux global de 17,2% et des 6,8 points de CSG déductible du revenu de l'année de son paiement mais sans tenir compte de la CEHR
PUF : prélèvement unique forfaitaire ou flat tax de 30% / IR : impôt progressif sur le revenu
En bleu l'option la plus intéressante
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