Placements à court terme : vive l’assurance-vie !

Pour l’ensemble des nouveaux versements, l’assurance-vie est taxée à 30 % de 0 à 4 ans de détention, au lieu de plus de 50 % auparavant. L’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU, ou flat tax) change la donne pour placer son argent à courte durée, dans un contexte moins favorable au livret A et au PEL.

Déposer son argent sur un livret A pour faire face aux imprévus et sur un PEL (plan d’épargne logement) pour une durée de placement intermédiaire d’au moins quatre ans va-t-il devenir un réflexe digne du monde d’avant ? Avec un taux d’intérêt à son plus bas historique (lire encadré), remplir son livret A n’est certainement plus une fin en soi. Avec un horizon à quatre ans, ouvrir un PEL est désormais également dénué d’intérêt : l’instauration de la flat tax, imposition au taux unique de 30 % – prélèvements sociaux inclus – sur les revenus du capital, rend les intérêts imposables dès la première année. Alors qu’une exonération de douze ans s’applique aux plans plus anciens.

L’entrée en vigueur de la flat tax ouvre en revanche la voie à l’assurance-vie. Le prélèvement forfaitaire unique met les placements en assurance-vie à court ou long terme sur un pied d’égalité fiscalement. Vous n’êtes plus pénalisé si vous conservez votre contrat moins de quatre ans.

De 0 à 4 ans de détention, le taux d’imposition est tombé de 50,5 % à 30 % pour les contribuables qui n’optent pas pour l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu.
Mais tous les contrats ne sont pas équivalents, à cause des frais sur versement, dits « droits d’entrée ».

Si vous payez des droits d’entrée, il vous faudra attendre un ou deux ans avant de retrouver votre mise de départ avec un placement sur un fonds garanti. Le jeu en vaut la chandelle seulement si votre contrat est sans frais à l’entrée.

D’autant que les assureurs acceptant les versements importants à 100 % sur le fonds en euros sont de plus en plus rares.

Pour un placement plus long, d’environ 4 ans, il faut s'intéresser à des fonds sans garantie du capital, mais potentiellement plus rémunérateurs ; les fonds dits "patrimoniaux" dont l’objectif est de surpasser le rendement des fonds euros, sans faire courir de risques excessifs aux souscripteurs.

Dans tous les cas de figures, demandez-nous conseil, chaque contrat est spécifique et chaque client est particulier ; ce qui convient à l'un ne conviendra pas à l'autre et nous vous expliquerons pourquoi. En fonction de votre profil et de vos objectifs, nous bâtirons ensemble le portefeuille adéquat.

ASSURANCE-VIE assurance-vie en unités de compte

×